Voici l'histoire de Vegas.
Voici le copié-collé du récit que j'avais écrit en Juin 2006 sur un foum merveilleux, où je raconte l'histoire de mon Ange. Je n'ai pas la force de raconter tout ça à nouveau, donc je remets ce que j'avais écrit à ce moment là..
C'est quand même assez grave de se dire que ce sont de totals inconnus (plus tout à fait maintenant
) qui m'ont soutenue suite au départ de Vegas. Autour de moi, personne (sauf trois personnes) n'a été là pour moi. Personne n'a compris que j'avais perdu mon coeur le jour où Vegas s'est envolé..
A tous ceux qui ont osé me dire "ce n'était qu'un chat", à tous ceux qui n'ont pas été là alors que j'avais tant besoin d'une épaule, surtout ne comptez pas sur moi. Je ne serai pas là pour vous le jour où vous serez dans la peine. Je n'oublie jamais rien. Je ne peux pas vous pardonner et je ne vous pardonne pas.
Je remercie par contre tous ces gens merveilleux sur ce forum merveilleux. Je sais que certains d'entre vous verront ce message. Merci à vous 
Voici ce que j'avais écrit. Le récit le plus dur de ma vie.
J'ai eu mon petit Vegas le 13 Août 2004, il est né le 25 Mai 2004. Je me suis tout de suite attachée à cette petite boule de poil noire et blanche, mon premier chat. Tellement affectueux, tu adorais les calins et encore plus les bisous. Tu en étais fou mon Ange.
Tu me suivais partout, je te prenais toujours en vacances avec moi. Je t'aimais et je t'aime encore beaucoup trop. Cet amour était plus fort que tout.
Il me tardait toujours de rentrer du travail pour te retrouver.
Un jour, j'ai pensé que tu devais t'ennuyer tout seul alors j'ai été te chercher un petit compagnon, Artémis, à la SPA (en septembre 2005).
Tu n'as pas du tout apprécié ce compagnon, tu refusais ta nourriture et tu ne venais plus jamais vers moi. Quand je venais, tu t'en allais. On souffrait tous les deux. Tu n'avais plus de voix, alors je t'ai emmenée chez le vétérinaire qui m'a dit que tu avais une pharinghyte, due au stress causé par ce nouvel habitant.
Je n'ai pas pu supporter et j'ai ramené Artemis à la SPA, en pleurant car je m'y été attachée aussi mais mon amour pour toi était plus fort que tout.
En octobre, je devais aller voir des amis sur PARIS. Je prenais le train pour y aller et comme tu avais encore ta pharynghite, je ne savais pas comment faire. Devais-je te laisser à la maison, en demandant à notre gentille voisine de venir s'occuper de toi, ou bien te prendre avec moi en prenant le risque que ton état empire avec le stress causé par le métro, ou encore te laisser à un couple d'ami qui ont un chat que tu connais puisque on l'a gardé deux fois à la maison. C'est pour cette troisième solution que j'ai opté, après avoir téléphoné à de nombreux vétérinaires. La plupart m'ont conseillé cette solution, disant que cela ne te ferais pas de mal d'être un peu séparé de moi.
J'ai suivi leur avis et ai passé mes vacances à PARIS. C'était dur sans toi.
A mon retour, je t'ai trouvé maigri mais tu m'as fait la fête comme jamais, moi qui craignais que tu m'en veuille de t'avoir laissé. Mes amis m'ont dit que pourtant tu avais mangé comme deux.
De retour à la maison, tu ne me quittais plus d'une semelle. Mais tu mangeais de moins en moins. Je ne m'inquiétais pas car tu avais une pêche d'enfer. Pourtant tu maigrissais à vue d'oeil mais je ne m'inquiétais toujours pas. Pourtant j'avais plusieurs fois vu dans tes yeux que tu me disais adieu et ça me faisait pleurer.
Toi qui pesais six kilos, tu n'en faisais plus que trois. J'ai enfin appelé la vétérinaire, en décembre, pourquoi si tard, je m'en veux pour la vie. Lorsqu'elle t'as vu, elle t'as gardé pour la journée pour te faire des examens. J'ai pleuré jusqu'au soir. Lorsque je suis venue te rechercher, elle m'a dit que tu avais une hépatite, que ton foie était en très mauvais état, tous les taux dans ton sang étaient très très mauvais. Elle m'a donné des médicaments.
Une semaine plus tard, tu n'allais toujours pas mieux alors on est retourné chez la vétérinaire. En plus, je voyais que tu souffrais et que ça te faisais mal quand je te prenais dans mes bras. Elle m'a dit qu'il fallait te mettre sous perfusion, au moins trois ou quatre jours. Et elle t'a gardé. Je passais te voir tous les jours. Puis un jour elle m'a dit qu'elle ne pouvait plus rien faire pour toi, que malgré les vitamines et traitements, tes taux étaient de plus en plus mauvais, que sans les perfusions tu serais déjà tombé dans le coma, qu'il fallait faire vite. Mais je ne voulais pas que tu meurre maintenant, je voulais que tu sois encore un peu à la maison avec moi. Dons on a attendu un jour et je t'ai remmené mon petit amour.
Que ça a été difficile d'aller au travail le 19 Décembre, en sachant que demain tu allais mourir.
J'avais posé ma journée du 20, pour être avec toi. Le matin, vers cinq heures, tu m'a réveillée pour avoir des calins. Puis je me suis rendormie sachant que cette journée serait la plus dure de ma vie. On ne s'est pas quitté de la journée. Tu as dormi sur mes genoux en ce début d'après-midi. J'avais pris rendez-vous pour quinze heures. Mais je ne pouvais pas et ne voulais pas bouger. Je ne voulais pas y aller. Je ne voulais pas te quitter, toi mon Vegas qui m'a donné tout ton amour, qui me faisait aveuglément confiance, qui est mort parce que je t'avais laissé.
Mais il fallait qu'on y aille, je ne voulais pas te voir souffrir et ne voulais pas rentrer un jour du boulot et te trouver mort. En plus, tu avais par moment du mal à respirer en ce début d'après-midi, toi qui dormais sur mes genoux.
Donc on est parti. On a attendu longtemps, très longtemps, et sûrement trop longtemps dans la salle d'attente du vétérinaire. Je pleurais toutes les larmes de mon corps. Tu étais sur mes genoux, pour le dernier jour de ta vie, pour ta dernière heure.
Enfin elle nous a reçu et tu es mort dans mes bras, tu avais dix-sept mois. Est-ce qu'on meurt à dix-sept mois? C'est trop injuste et trop dur. Je t'aimais tant. Je te pleure encore tous les jours mon Ange.
J'espère que tu ne m'en veux pas. Reposes en paix mon Amour.
Merci encore à toi mon Ange, pour avoir été là, même si ça n'a pas été long.
Tu me manques. Je t'aime.
